Les petits billets de Joëlle de février

Le 1° février
Vincent m’apprend le décès d’un ami. Il s’est éteint le 29. Michel a connu Michel , fils de russes blancs émigrés, lorsqu’il faisait ses études d’ostéopathie à Paris. Il a initié Michel à la cuisine russe et la vodka. Lui a fait connaître sa maman… Par la suite, Michel a fait des études à la faculté de théologie à l’institut St Serge à Paris, pour devenir diacre. Je l’ai revu lors du baptême d’Alexandre à la cathédrale St Alexandre Nevsky, où va avoir lieu la célébration des obsèques. Durant ce bref séjour à Paris, Michel avait eu la gentillesse de m’emmener au monastère St Serge pour la messe et la petite rencontre avec les paroissiens qui avait suivi. Mais c’est surtout Vincent et Génia qui l’ont fréquenté par la suite. C’est son fils Alexiei qui est le parrain d’Alexandre. Michel sera inhumé, selon son désir, au monastère de la Sainte-Présence à St Dolay dans le Morbihan.
Le 2
Je fais quelques courses hier durant lesquelles, j’ai croisé Mark, notre ancien chef de choeur. Ce sont la musique et les chants religieux que nous avons en commun. Je vais donc participer à la prochaine séance d’apprentissage de nouveaux chants. Je covoiturerai avec Annie.
Messe à Guipavas pour la clôture de la visite pastorale de notre évêque. Monique me sollicite pour l’emmener. A cause de la venue de Sébastien pour le déjeuner, nous ne restons pas au petit pot d’après célébration. Martine, l’épouse de notre diacre, me propose de covoiturer avec elle pour la messe de la santé, qui aura lieu à l’église de Tourbian dimanche prochain. Je pense que je vais y aller, en m’organisant la veille pour le déjeuner du dimanche avec les enfants.
Le 3
J’ai fait la grâce matinée et suis simplement sortie pour porter une lettre à la poste. En farfouillant dans mes tiroirs, j’ai trouvé un nouvel étui pour mes papiers de voiture. Super !
Le 4
La nouvelle machine à laver est arrivée ce matin. C’est le même livreur que pour le four et le frigo l’an dernier. Il se rappelait de cette première livraison. Je pense être maintenant équipée pour jusqu’à la fin de mes jours ici-bas. Joëlle m’a trimballée dans plusieurs magasins de la zone industrielle : Noze, Lidl et l’espace papeterie de Leclerc où je n’ai pas trouvé de répertoire pour refaire mon carnet d’adresses qui est abîmé. C’est un article en voie de disparition à cause des portables !...Zut !

Le 5
J’ai enfin déniché, sur les conseils d’un autre magasin, un répertoire chez « tilt » dans le haut de la rue, ouf ! Je regarde toujours avec plaisir « des racines et des ailes », hélas depuis quelques semaines, j’ai l’art de m’assoupir durant les émissions. Je récupère sans doute du sommeil en retard.
Le 6
Maintenant que j’en ai le temps, je reste un peu plus au SP, ce qui me permet d’échanger avec les bénévoles. je découvre plus intimement des vies insoupçonnées : le métiers des uns, les problèmes des autres….humainement c’est très enrichissant. Lors d’un petit tour à la déchèterie, j’ai croisé deux jeunes qui mettaient dans la benne une armoire ancienne qu’ils avaient démontée ; quelle horreur ! Ils auraient pu la donnée ou la vendre. Eh non, on jette parce qu’elle ne plaît plus ou pas, ou bien le fruit d’un héritage indésiré...Allez savoir !
Le 7
Il fait un froid de canard dans le local du SP ce matin. Ce sont les mains qui sont gelées. Heureusement les bénévoles sont en nombre et le travail s’effectue dans la bonne humeur. Passage de David et de Joëlle. En discutant hier avec la quatrième équipière de mon groupe « fleurs ». J’ai appris qu’elle ignorait le décès de Michel : Son mari est malade, hospitalisé et occupe l’essentiel de ses journées. Elle n’a pas de journal non plus…
le 8
Je lance la première lessive, avec Joëlle de passage à la maison. Nous partons ensuite au cimetière pour mettre un peu d’ordre parmi les fleurs et plantes sur la tombe qui ont été bien abîmées par la pluie et le froid. Il ne reste plus que trois pots de fleurs après le ménage. En début d’après-midi, j’ai regardé un reportage sur l’histoire de la famille Hénaff fabriquant du célèbre pâté breton. Nous avons bien connu deux des filles de la famille, Gaëlle et Bernadette qui avaient épousés deux fils Fournier marchands de vin ici même. Jacques, le mari de Gaëlle était un ami de papa, car très investi dans la culture bretonne, fondateur du cercle celtique de Plougastel. Tout ceci est bien lointain maintenant…
Le 9
William et Martine, son épouse, passent me prendre pour nous rendre à la messe pour « le dimanche de la santé » à la petite église de Notre-Dame de Tourbian. L’église est bien chauffée et l’équipe d’animation est très performante, car bien soudée. C’est notre curé qui officie. Je retrouve là Marie-Louise, une Plougastellen , émigrée à Guipavas pour raison de mariage. Elle ignorait aussi le départ de Mimi. Après un petit verre de jus de fruit, apéritif en sous-sol de l’édifice, nous regagnions notre belle presqu’île.
Le 10
Je sors faire des courses : comme j’ai une petite réserve de légumes (poireaux, carottes, oignons, chou, fenouil,...) je vais faire une potée. J’achète donc un petit jarret de porc, que je cuisine sur le champ. Le soir, je regarde l’émission sur les canidés.

Le 11
Passage du père Sébastien, un peu en coup de vent, car il a du officier deux messes ce matin et il part dans le sud- Finistère pour des obsèques. Comme il fait beau, je vais faire le tour du centre bourg, cela me prends une demie heure.
Le 12
Juste après les obsèques de Michel, j’ai développé une chique que j’ai soignée avec des bains de bouche Eludril et doliprane. Le gonflement est parti, mais je garde une petite gène. Je me méfie aussi, car je suis assez résistante à la douleur. Comme de légers symptômes persistaient, je me suis décidée à aller solliciter un RV au cabinet dentaire à 150mêtres de la maison. Là ! J’ai vu l’affiche : RV uniquement par téléphone. Mais je suis restée poireauter pour expliquer ma démarche à la secrétaire-assistante qui se trouvait justement à l’accueil. Et, non pas Zorro est arrivé, mais le dentiste que je me suis permise d’intercepter pour lui dire en deux mots ma démarche. Et à ma grande surprise il m’a dit en me désignant la salle d’attente : « Je vous vois tout à l’heure ». Après examen et une Rx panoramique, j’ai une ordonnance d’antibiotiques + bain de bouche, et un prochain RV dans trois semaines. Qui osera dire que le Seigneur ne s’occupe pas de moi ?
Le 13
La ramasse est assez conséquente ce matin, mais les ouvriers peu nombreux….Cependant nous avons tout bouclé dans des délais tout à fait raisonnables. Rv chez ma généraliste pour renouveler mon ordonnance. Elle est étonnée par ma résilience ; ce à quoi je lui est répondu: « Vous savez, la foi , çà change tout »….même par temps gris de pluie.
Le 14
Grosse ramasse aujourd’hui, mais l’équipe en nombre et l’atmosphère sympathique : les nouveaux s’intègrent bien. Dans la soirée, Karine vient me proposer un petit cageot de radis oublié, que j’accepte dans la perspective d’une distribution amicale et familiale après les avoir épluchés ; le premier à en profiter est David. J’ai sorti les lunettes inemployées des tiroirs que je compte déposer cher l’oculiste, mais la première à en profiter est Monique qui en choisit une de soleil.
Le 15
Ce matin il y a deux cérémonies d’obsèques : une ici et l’autre à Loperhet. C’est un petit problème à résoudre pour mon équipe de fleurs, car nous sommes de service aujourd’hui : finalement nous nous retrouvons à 11h pour déposer les fleurs en catimini, car la célébration n’est pas terminée. Madeleine, qui nous fournit généreusement en camélias, ne reste pas car elle garde ses petits enfants. Elvira, qui avait fait provision de fleurs hier à la maison de retraite, et moi commençons dès que possible vers 11h45. Isabelle nous rejoint un quart d’heure plus tard. Nous terminons vers 13h... Etant seules, l’heure nous importe peu. Quelle super équipe ! Merci mesdames.
