St Paul de Vence
Avant-dernier volet de nos balades sur la Côte d'Azur avec la visite de Saint Paul de Vence, dans l'arrière pays, non plus dans le Var mais dans les Alpes Maritimes.
Coup de coeur pour ce village au charme fou...mais qui doit être insupportable en pleine saison !
ça monte et ça descend, ça tourne aussi mais à chaque instant je suis émerveillée.
De la pierre et encore de la pierre, des plantes exotiques et luxuriantes mais aussi ce sentiment d'habiter un havre de paix incroyablement préservé.
Rue du casse-cou...tout un programme !
Suivez-moi dans ce dédale de ruelles où les maisons doivent être bien agréables en été avec leurs petites fenêtres étroites mais un peu moins en hiver quand le soleil est plus bas.
Parfois une silhouette apparaît et les dames dans leur longues robes ajoutent au charme des lieux.
Une arche de figuier, une grosse jare de terre perchée en haut d'un escalier...
Certains ont la chance de posséder une terrasse où la végétation se répend à loisir. Rosier, généreux plumbago, vigne gracieuse, bougainvillée exhubérante, cyprès droit comme un i...
Bon, il faut le dire aussi, St Paul de Vence est un piège à touristes et les magasins ont remplacé les anciennes échoppes d'artisans et épiceries. Il y en a pléthore !
De nombreuses galeries d'art aux prix sans doute exhorbitants.
C'est agréable malgré tout à regarder.
Au-dessus du vide, une audacieuse créature se balance...mon rêve ! la statue, pas de me balancer nue dans le vide !
Le nom des rues est précis !
Merci à Gene de m'avoir appris comment supprimer un élément discordant dans une photo ! ici c'était une voiture sur la place de l'église...
ça me gêne un peu de tricher pour la 1ère fois mais la photographie est un art et en art tout est permis !
Je suis surprise de tomber nez à nez avec la maison de Célestin Freinet, dont la pédagogie éducative innovante a encore ses adeptes dans une dizaines d'écoles françaises.
Autre célébrité ayant vécu à St Paul, le peintre Marc Chagall (1887-1985) mort et enterré ici à l'âge de presque 100 ans après une vie riche en aventures.
Modeste et coquette maison.
Nous nous rendons bien sûr au cimetière placé tout contre le village mais un peu en contrebas afin de découvrir sa tombe.
Sobriété presque décevante pour cet amoureux de la couleur.
Il est enterré avec sa 3ème épouse, Vava et le frère de celle-ci.
La coutume veut que les pierres tombales juives soient couvertes de petits cailloux (et de pièces de monnaie mais je n'en vois pas ici).
La gravure ornant la pierre diparaît peu à peu avec le temps.
Nous continuons de déambuler entre les places éclaboussées de lumière et les petites rues à l'heureuse fraîcheur .
Mais à quoi servait autrefois ce bassin si joliment agrémenté d'une tonnelle ? Un réservoir, une piscine, un bassin à poissons, un élément décoratif ?
Il suffit d'une grille, d'une petite passerelle entre 2 maisons...
J'ai le souvenir d'un livre d'enfant que j'aimais beaucoup quand j'étais petite. On y découvrait le dessin d'une passerelle comme cela mais très fleurie entre 2 maisons et les enfants qui habitaient de chaque côté se retrouvaient pour jouer...
Une armée de cyprès florentins monte la garde contre un mur tandis qu'un bougainvillée épouse savemment les contours d'une fenêtre.
Mais où se trouve le pied de cette vigne ancestrale ?
Avant de quitter le village, quelques photos de détails...qui n'en sont pas tant ils ont leur importance.
Bénis soient ceux qui se soucient d'embellir la vie des passants !
Il est temps de repartir, non sans passer devant le Café de la Place où il fait bon vivre au milieu des joueurs de pétanque photographiés par les touristes.
J'aimerais prendre le temps de me poser dans tous ces lieux où il se passe quelque chose d'heureux afin d'en saisir "la substantifique moëlle"...
Sentez-vous comme il doit faire bon s'attabler ici...ou là ?
Arrêt devant le restaurant "la Colombe d'or" qui a ouvert ses portes en 1930. Depuis, les célébrités s'y sont succédées. ça, je l'ai appris de la bouche de Gene, la"mondaine" (ou la savante ?)du groupe !
On y a vu attablés Pablo Picasso, Fernand Léger, Henri Matisse, Juan Miró, Alexander Calder mais aussi Yves Montand et Simone Signoret, Belmondo, Orson Welles et Jacques Prévert...
Certains artistes réglaient leur note en offrant une oeuvre (installée dans le jardin ou dans les salles )mais ce sont surtout les propriétaires qui ont augmenté leur collection au fil du temps.
Aller, il faut repartir et quitter pour de bon St Paul de Vence... la ville de Grasse nous attend !


/image%2F0980935%2F20260919%2Fob_c2abc9_02da848a-3004-4655-8075-1d2b2c7cc669-c.jpg)
/image%2F0980935%2F20260917%2Fob_d1c8ae_b85eb1d8-4988-43d8-b334-4132ea3f9fc0.jpg)
/image%2F0980935%2F20260917%2Fob_4a7677_c73b44ef-846e-4c06-8aa3-c1bf23aaea61.jpg)
/image%2F0980935%2F20260916%2Fob_fd77de_81f4d592-46b9-4949-94ac-31a445c29bc4.jpg)
/image%2F0980935%2F20260916%2Fob_d56f2e_4b32c8d2-75b6-4142-b67f-50024494e969.jpg)
/image%2F0980935%2F20260916%2Fob_bd986a_41be8d6d-5d2b-42e0-bd58-80b9f9d41e94.jpg)