Chaque matin avant le petit déjeuner, enfiler ses bottes et se rendre au jardin.
Apprécier les transformations opérées durant la nuit et s'émerveiller des fleurs naissantes, des petits bourgeons sur des plantes que l'on croyait mortes...
Il a fait très chaud ces derniers jours, jusqu'à 33 degrés. Il a bien fallu arroser, tôt le matin ou dans la soirée, surtout les jeunes plants de l'année.
Heureusement, dans la maison il faisait 20 degrés...les vieux murs de granit bien épais, il n'y a que ça de vrai !
Jamais sans mon sécateur et jamais sans mon téléphone...telle pourrait être ma devise ! soir et matin, couper les roses fanées, ou du moins celles à ma hauteur pour favoriser l'apparition de nouvelles fleurs.
J'en profite pour leur parler, les encourager si elles ont du mal à pousser, les féliciter pour leur floraison...je suis vraiment persuadée qu'une plante délaissée poussera moins vite que celle à qui on rend visite régulièrement.
Et puis cueillir des roses pour en faire des bouquets...quel luxe enivrant !
Composer des bouquets et se réjouir. Les humer tout au long de la journée tant leur parfum est exquis. Aucun ne se ressemble...comment se lasser ?
Au pied de The generous gardener.
Pétales de Ar Duen et de Darlow's enigma.
Ce qui est merveilleux avec les roses est que, même fanées elles nous offrent un spectacle éblouissant.
Quel plaisir d'assister au doux frou-frou d'une rose repue d'avoir bien fleuri dispersant avec élégance et nonchalance ses divins pétales dans l'herbe...
Franchement, tous ces rosiers méritent bien un remerciement !
Abordons maintenant la seconde partie de mon propos, à savoir ce qui se passe de très mystérieux dans mon jardin et pour lequel j'ai rarement une réponse...
Ainsi, comme vous pouvez le lire sur la pancarte de ce rosier acheté en grande surface, il est censé se nommer Snow white. Pourtant...il est rose vif ! il y a comme un souci, non ?
J'ai beau chercher dans la liste des rosiers plantés dernièrement, aucun ne correspond à ce type de rosier ! j'essaie pourtant d'être minutieuse dans mes plantations et dans l'étiquetage...bizzare et je sens que je vais avoir du mal à trouver son nom, ce qui va me turlupiner longtemps !
Sans doute une erreur d'étiquetage avant la vente.
Autre mystère...depuis fort longtemps ce rosier s'appelait Syvie Vartan et la pancarte à ses pieds l'attestait. Eh bien, figurez-vous que cette année, il s'est métamorphosé en Pomponnella, rosier que je croyais mort depuis longtemps ! si les rosiers se mettent à me faire des blagues je vais devenir folle...
PS: je suis ravie car j'aime beaucoup Pomponnella et j'avais le projet d'en racheter un speciment...espérons qu'il ne rechange pas d'identité l'an prochain ! le monde est fou. et on ne peut plus se fier à rien..
Là encore, je n'y comprends plus rien...Héloïse m'avait offert en 2021 le rosier Pape François. Lui aussi avait disparu (et j'étais bien triste) jusqu'à réapparaître cette année sous une forme éblouissante !
J'ai épluché tout ce que j'ai trouvé sur ce rosier pour être certaine de ma découverte afin de pouvoir lui préparer une étiquette à son nom. La date correspond à la plantation dans ce nouveau massif. Y'a pas à dire, on ne s'ennuie jamais avec des rosiers !
Mystère et boule de gomme...mais d'où sort ce rosier à grandes fleurs mauve ??? Il ne vient pas d'être planté et je ne me souviens pas de l'avoir acheté ni de l'avoir jamais vu fleuri. D'ailleurs il n'est pas noté dans mes classeurs où je n'ai d'ailleurs aucune étiquette à son nom.
Quand je vous dis qu'il se passe des choses étranges dans ce jardin...
On dirait bien Charles de Gaulle mais la fleur ne s'est pas ouverte et c'est donc difficile à confirmer. J'espère que d'autres roses vont suivre même si ce n'est pas ma couleur préférée.
Les mystères continuent...lors d'un vide-grenier à la Richardais j'ai acheté dernièrement ce petit rosier couvre-sol à un charmant jeune homme qui réalise lui-même des greffes de rosiers. Nous lui avons déjà pris des plantes lors de précédents vide-greniers. Il me dit que c'est Happy chapy mais, dès qu'il fleurit quelques jours plus tard j'ai des doutes...

Voici à quoi il devrait ressembler...on en est loin même si le petit rosier acheté est vraiment charmant...il va falloir que je parte à la recherche de son nom...encore du travail sans aucune certitude de garantie...sauf si je retrouve le jeune homme en question dans un prochain vide-grenier !
Heureusement, je fais partie sur facebook de plusieurs groupes spécialisés dans les rosiers à qui je peux poser des questions. Hélas on ne me certifie pas toujours le nom...il existe tant de rosiers qui se ressemblent ! Certains rosiers ne se font plus non plus si la demande a été trop faible. Comment voulez-vous que je m'en sorte ?
Je pensais encore ici à un Paul Transon et j'avais suspendu une pancarte...mais encore une fois ce n'est "qu'un" rosier canina qui a poussé SOUS le point de greffe de Paul Transon. Tant pis, c'est bien joli quand même...et là, maintenant j'ai la certitude de son nom.
Cette fois-ci c'est plus une surprise qu'une énigme. Première vraie floraison pour ce rosier dont j'ignore la provenance. J'en avais acheté un il y a très longtemps mais il avait disparu...une résurrection ? Il se peut aussi que ce soit un rosier acheté au château de Mesnil Geoffroy (76) qui se trouvait être non étiqueté.
Veilchenblau est un rosier liane qui va vite prendre de l'ampleur. Super ! par contre sa floraison ne dure que 2 mois...à confirmer.
Pour ce beau rosier pâle, belle découverte aussi ! il s'agit d'un rosier rapporté du jardin de mes beaux-parents (34) il y a 3 ans et qui me fait beaucoup penser à eux car il se trouvait devant la porte d'entrée et sentait délicieusement bon. J'en avais fait des boutures qui ont très bien réussi. J'ignorais son nom et je l'appelais du nom de leur maison: rosier de la Grenouillère.
Lorsque dernièrement des amis connaisseurs sont venus visiter le jardin ils m'ont tout de suite dit avec certitude: c'est le rosier Marie Pavic (et non Pavie comme on se trompe régulièrement), une création de 1838. Il est typique avec ses tout petits boutons roses pâles. J'ai étudié la question et il se confirme bien qu'il s'agit de Marie Pavic. Voilà un cold case résolu !
C'est l'été dernier que Xavier m'a installé cette arche réalisée en fer à béton. Je voulais y faire grimper un rosier que l'on m'avait donné à Rouen quand nous visitions un jardin privé. La propriétaire pensait qu'il s'agissait du rosier Paul Noël mais il n'en était rien. Grâce à Facebook j'ai obtenu le nom de ce rosier de genre églantier. Il s'agit de Mulliganii, un rosier liane datant de 1917 et originaire de l'Himalaya. Il devrait vite devenir exhubérant. Charmant déjà, non ?
Je poursuis dans la série "cold case résolus" ! Ce printemps je découvre ce rosier planté dans le nouveau jardin et qui drageonne déjà ce qui laisse supposer de sa vigueur...
J'interroge mon groupe SOS rosiers qui comble ma curiosité...je vous présente donc le rosier botanique Rosa Nitida, rapporté d'Amérique du Nord en 1807. On le nomme aussi rosier brillant ou rosier luisant et sa fleur ressemble assez à celle d'un ciste, non ?
Pour ce beau rosier blanc le mystère n'est pas encore complètement résolu...je ne sais pas d'où il vient et qui me l'a vendu ou donné car je n'ai aucune référence d'un rosier lui ressemblant dans mes classeurs.
Il faut dire que nous avons régulièrement déplacé des rosiers au fur et à mesure de l'aménagement des différents jardins et qu'il y a eu parfois quelques embrouilles...
Toujours grâce à mes spécialistes des rosiers sur Facebook j'apprends qu'il pourrait s'agir d'Yvonne Rabier, une création de 1910. J'attends de voir s'il est aussi remontant qu'il est annoncé pour confirmer ou non car, en effet il lui ressemble bien...mais le mien est beaucoup plus haut que ce qui est dit car il ne devrait monter que jusqu'à 50 cm.
Bref, il va me falloir attendre et continuer à chercher.
J'ai essayé de compter le nombre de rosiers actuellement présents dans le jardin...environ 120, plus quelques uns dont j'ignore encore le nom.
Et toujours ce désir d'en apprendre plus, d'en planter plus...tant de merveilles à découvrir encore !
Quand on y met le petit doigt...