Canalblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Carpe Diem

Archives
Derniers commentaires
9 mars 2024

Clervie

Bel article rendant hommage à Clervie, la fille aînée de nos fidèles amis connus en Guyane, Arnaud et Hortense. Je suis l'heureuse marraine de Blanche, leur n°3.

Clervie_ARDILLIER

Morgane Afif - publié le 04/03/24

Prêtes à risquer leur vie pour s’occuper des hommes qui leur sont confiés, les convoyeuses de l'air sont les héroïnes du ciel dont on ne parle pas. Aleteia a rencontré Clervie, l'une d'entre elles.

Sans donateurs, l’avenir d'Aleteia s’écrit en pointillé.
Pour qu'Aleteia reste gratuit et pour faire rayonner l’espérance qui est en vous,
faites un don à Aleteia !

JE FAIS UN DON

(avec déduction fiscale)

Ils ne sont que 23, en France, à exercer le métier de convoyeurs de l’air pour rapatrier les blessés militaires des zones de conflit par voie aérienne. C’est Geneviève de Galard qui a donné à cette vocation méconnue une voix pour porter au grand public la noblesse de cette carrière qui demande à ces femmes et à ces quelques hommes de sacrifier jusqu’à leur vie au service des blessés de la patrie. Depuis la création de ce métier qui s’établit officiellement au sein de l’armée de l’Air française en 1946, certaines de ces héroïnes du ciel sont entrées dans l’histoire, d’autres comptent au rang de ceux qui sont morts pour la France. Aleteia a rencontré une infirmière convoyeuse de l’air brevetée en 2019, Clervie. Cette belle jeune femme au regard clair, les cheveux blonds rattachés en un chignon savamment négligé, a l’air d’une citadine comme on en croise le matin dans les grandes villes, un café à la main. Pourtant, il y a quelques mois encore, Clervie se trouvait au cœur de la guerre, les mains dans la boue, la sueur et le sang, pour sauver la vie des blessés qui lui étaient confiés.

Clervie-ARDILLIER-7.jpg

Bien qu’elle appartienne toujours à l’escadrille aérosanitaire, la jeune femme de 27 ans est actuellement en congé du blessé au sein de la maison Athos en Bretagne, dispositif de réhabilitation psycho-sociale dédié à l’accompagnement des militaires blessés psychiques. Au téléphone, Clervie se confie avec franchise : « On m’a diagnostiqué en mai 2022 un syndrome psycho traumatique, je suis en convalescence. Je n’exerce plus, puisque je suis considérée comme blessée de guerre, même si pour le moment j’appartiens toujours à l’escadrille aérosanitaire. »

L’élite des infirmières

En France, les convoyeuses de l’air forment l’élite des infirmières, recrutées après une sélection difficile qui prend en compte la condition physique, l’âge puisqu’il faut avoir moins de 36 ans et nécessite, en plus d’une expérience en réanimation aux urgences, de parler anglais. « Face à ces conditions, peu de candidats se présentent », estime Clervie. « Non seulement parce que cela reste un métier très méconnu, y compris au sein de l’armée, mais aussi parce que cette carrière reste assez peu compatible avec une vie de famille épanouie. C’est un métier qu’on exerce en général entre deux et six ans avant de se reconvertir dans l’armée ou dans le civil, à l’hôpital ou en régiment. » Depuis 2008, les infirmiers convoyeurs de l’air ont obtenu le statut MITHA (militaire infirmier technicien des hôpitaux des armées), qui en font des membres de l’armée et des infirmiers à part entière, formés en IFSI (institut de formation en soins infirmiers) ou à l’EPPA (Ecole du personnel paramédical des armées).

Les convoyeuses de l’air rapatrient les blessés et les malades des armées dans le monde entier. Pour cela, un diplôme d’infirmier est nécessaire, complété par une formation en médecine aéronautique ainsi que par une fine connaissance des avions tactiques, stratégiques et de certains hélicos de l’armée de l’air. « C’est un métier dépendant de la géopolitique : comme on est aussi formés à l’aéro pour les évacuations, on peut être déployés sur les grandes missions humanitaires, comme en Ukraine, en Israël ou en Afghanistan. En 2020, j’étais à Wuhan, en Chine, pour rapatrier des civils : si nous sommes formés au rapatriement des militaires, nous connaissons aussi la réglementation aéronautique internationale pour prendre en charge tout type de personne ».

Clervie Ardillier et Geneviève de Galard
Clervie Ardillier et Geneviève de Galard.

Une formation mécanique complète les compétences des convoyeurs de l’air qui sont en mesure de connaître, pour chaque avion, les branchements en oxygène, le nombre de prises électriques et leur voltage pour savoir brancher toutes les machines nécessaires au rapatriement d’un blessé. Dans les avions, ils sauvent des vies : les hommes survivent grâce au sang que les convoyeurs leur injectent, à la position dans laquelle ils les maintiennent ainsi qu’à chacun des gestes minutieux qu’ils effectuent. « La formation aéronautique est vraiment la spécificité de notre métier, souligne Clervie. Une convoyeuse de l’air est le référent aéro pour l’équipe médicale à bord et le référent médical pour l’équipe aéro à bord. Par exemple, la cabine d’un Falcon est installée comme une chambre de réanimation : si la convoyeuse de l’air peut prendre le relais de l’infirmier au sein de l’équipe constituée pour rapatrier un blessé, la plupart du temps elle se retrouve à quatre pattes au sol pour faire les branchements des machines et communiquer avec le cockpit ».

Rapatrier les blessés pour sauver les vivants

 

Si les convoyeuses de l’air rapatrient les vivants, elles sont aussi amenées, parfois, à rapatrier aussi des corps si le blessé meurt aux portes de l’avion ou décède au cours du vol. Lorsqu’elle rejoint l’escadrille aérosanitaire, Clervie est la plus jeune convoyeuse de l’air de l’armée. Son âge, pourtant, ne l’empêche pas de représenter parfois, dans les heures les plus noires de la guerre, une présence réconfortante et presque maternelle auprès de ses hommes, comme le fit Geneviève de Galard dans l’enfer de Diên Biên Phû. « En opex, les convoyeuses de l’air apportent un grand réconfort dans des situations extrêmes : nous avons le grade d’adjudant, suffisamment gradées pour être respectées, mais pas non plus trop, pour rester accessibles ».

En opex, les convoyeuses de l’air apportent un grand réconfort dans des situations extrêmes : nous avons le grade d’adjudant, assez pour être respectées, mais pas trop, pour rester accessibles.

Avec émotion, Clervie se souvient de la mort du brigadier Ronan Pointeau, tué au Mali dans l’accomplissement de sa mission, au service de la France le 2 novembre 2019. « J’étais chargée de rapatrier six hommes atteints de SPT (syndrome psycho traumatique). Ils étaient tous très jeunes, 19 ans à peine et tous en stress aigu. Ils venaient de perdre leur ami et ils se sont tous tournés vers moi comme si j’étais leur maman, alors que j’avais seulement quelques années de plus qu’eux. Dans la salle d’embarquement, ils se sont émerveillés comme des enfants en voyant le billard », se remémore la jeune femme. « C’est un de mes plus beaux souvenirs de mission, comme cette fois où, alors que les djihadistes avaient envahi Tombouctou, j’ai évacué une maman et son bébé de deux mois. » 

Clervie-ARDILLIER-3.jpg

En mai 2022, Clervie s’effondre. « Je rentrais d’une mission particulièrement éprouvante où nous avions eu beaucoup de blessés. J’ai vu des mutilés de guerre atroces à cause des obus et des mortiers tirés sur le camp lorsque le brigadier-chef Alexandre Martin est mort à Gao, au Mali. Déjà, l’été 2020 avait été une véritable boucherie, nous avions perdu beaucoup d’hommes et mon cerveau n’a pas tenu le coup. Aujourd’hui, je ne regrette rien de ma carrière, mais je pense que si je devais changer quelque chose, je me serai investie davantage dans mon suivi psychologique, là où j’ai toujours voulu gérer toute seule, par fierté ». Quand tout s’enchaîne : le Covid, l’Afghanistan, le Mali, la Russie et Israël, Clervie tient bon jusqu’à s’effondrer. « Heureusement, je suis très soutenue par la cellule d’aide aux blessés du ministère des Armées. Puisque je suis désormais moi aussi considérée comme blessée de guerre, je suis passée de l’autre côté, celui de ceux que j’ai accompagnés ».

Un long chemin de résilience

C’est aussi dans sa foi que Clervie trouve refuge pour panser ses blessures. Fille d’un père militaire et d’une mère infirmière, dont elle apparaît comme le savant mélange, Clervie grandit au sein d’une famille catholique pratiquante où le sens du devoir, de l’honneur et du service de la patrie sont des valeurs que la foi ne détrône pas. Face à la souffrance, au moment de la mort d’Arnaud Volpe et de Sébastien Texier le 5 septembre 2020, Clervie s’effondre : « Je ne pardonnais pas au bon Dieu. J’ai eu de gros problèmes dans ma vie personnelle et mon cerveau a vrillé. Je venais de rompre mes fiançailles trois jours avant mon mariage religieux alors que j’étais déjà mariée civilement. J’ai divorcé et j’ai été renvoyée au Mali dans la foulée. La mission m’a détruite : j’ai des camarades qui ont sauté sur une mine artisanale, je ne vous fais pas de dessin mais c’était assez dégueulasse. Ça a été très compliqué et j’ai vraiment mis Dieu de côté. J’ai traversé le désert, j’étais sur le point de sombrer ».

Le bon Dieu a posé ses marques tout au long de mon chemin, c’est juste que je ne voulais pas les voir

Sur les conseils de son grand-père, Clervie s’en va marcher sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle avant de suivre une retraite spirituelle, sans grandes convictions. « J’étais très en colère contre Dieu, j’étais complètement fracassée par cette injonction à se ‘donner’ qui, de la manière dont je l’avais vécue, sans accompagnement, m’avait détruite. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, je me suis confessée, et c’est là, seulement, que je me suis réconciliée avec le bon Dieu ». Le chemin est encore long avant la guérison, mais Clervie est lumineuse de cette résilience propre aux âmes qui ont touché l’abîme jusqu’à l’extrême pointe de la souffrance humaine. Avec une espérance déchirante et édifiante, elle constate : « Le bon Dieu a posé ses marques tout au long de mon chemin, c’est juste que je ne voulais pas les voir ». Face au large de la mer, sous son ciel breton, elle s’avance aujourd’hui sur le chemin d’espérance qui s’ouvre devant elle aux côtés de son fiancé pour contempler, apaisée, la promesse de la vie qui, enfin, rejaillit.

8 mars 2024

Arthur dans le Sinaï

Retraite fondamentale au Sinaï avec l'Emmanuel (25-35) - Étudiants et  Jeunes Pros - Diocèse de Paris

Temps du carême, temps au désert...Arthur le vit à fond puisqu'il s'est envolé pour le Sinaï où il va péleriner durant 13 jours. 

Retraite fondamentale organisée par la communauté de l'Emmanuel pour les jeunes de 25 à 35 ans sur le Haut plateau arménien. 

Petra (photo Internet)

Petra (photo Internet)

Au programme:

  • Marche et Silence

  • Désert et Dépaysement, dans un paysage à la fois foisonnant et aride, un lieu naturel majestueux qui incite à la contemplation et l’émerveillement

  • Vie fraternelle : les retraitants seront répartis en trois routes d’une vingtaine de personnes appelées à vivre et cheminer ensemble pendant la durée de la retraite

  • Simplicité et Dépouillement, avec des nuits à la belle étoile, loin de notre confort quotidien et du superflu (montre, téléphone…)

 
Arthur dans le Sinaï

Deux maîtres mots : confiance et abandon !

Au programme : marche, messe quotidienne, adoration, temps en fraternité, louange, enseignements, veillées, exercices spirituels…
Une aventure décapante pour accueillir l’amour de Dieu qui frappe à la porte de chacun ! (cf Apocalypse 3,20)
La retraite Sinaï n’est pas un goum : les repas proposés seront simples, mais il ne s’agit pas de jeûner.
“De tout ton cœur, fais confiance au Seigneur” Pr 3,5

Arthur dans le Sinaï

« C’est toi que j’ai choisi » Aggee 2, 17

La retraite s’adresse à tout jeune actif de 25 à 35 ans qui désire mieux connaître le Christ et se mettre à son écoute, en vivant une expérience spirituelle forte au désert. Il est possible que tu ne sois pas très pratiquant mais, si tu as soif de rencontrer Jésus, cette retraite est faite pour toi !

Il n’y a pas besoin d’être un grand sportif pour participer à la retraite, mais il faut être suffisamment en forme pour marcher pendant plusieurs heures la journée et dormir sous les étoiles. Le rythme de marche est soutenu mais accessible à tous. Les sacs de randonnée ne sont pas portés par les retraitants.

“Tu chercheras le Seigneur ton Dieu ; tu le trouveras si tu le cherches de tout ton cœur, de tout ton être”  Dt 4, 295

 
Arthur dans le Sinaï

Bravo Arthur, tu es formidable ! Nous n'avons aucune nouvelle de lui depuis son départ puisqu'il est sans téléphone (et sans montre). Je me contente donc des photos prise sur Internet. Tellement hâte d'en savoir plus ! Je vous laisse regarder la petite vidéo ci-dessous. 

N'oubliez pas de prier pour lui !

Arthur dans le Sinaï
7 mars 2024

Marcel et les voyageurs

 

La maison de Luzinay a été vidée et rendue à son propriétaire. Le premier jour de mars, c'est le grand départ pour Xavier, Charlotte, Marius, Armand et Firmin ! 

Marcel et les voyageurs

Le fourgon a été aménagé avec soin et minutie...il ne s'agit pas de se charger inutilement. Chacun et chaque chose est à sa place !

Marcel et les voyageurs

L'aventure commence en France sur la Côte d'Azur et Mandelieu la Napoule. Je sens que l'on va avoir beaucoup de photos comme ça qui vont nous faire rêver... Sympa de déjeuner ou dormir dans de tels lieux !

Marcel et les voyageurs

La belle ville de Menton où la fête des citrons (la 90 ème !)bat son plein malgré une pluie diluvienne. A cause de la tempête, le corso le long de la mer sera même annulé...je pense au travail des organisateurs durant tous ces mois...

Marcel et les voyageurs

Plus loin, Marcel a trouvé à se garer (hors de prix) sur un parking monégasque. Visite de la ville et émerveillement devant toutes les belles voitures de luxe pour le garçons...

Marcel et les voyageurs

Les voilà maintenant entrés en Italie. Mais jusqu'où vont-ils aller ? Vous le saurez en vous rendant sur le site https://www.polarsteps.com/marceletnouscinq . Chaque jour, nos chers voyageurs vont poster des photos, raconter leurs aventures et vous pourrez suivre leur itinéraire sur une carte. Tellement pratique cette application largement utilisée par tous ceux ceux qui parcourent la France ou le monde, à pied (n'est-ce pas Augustin? ), en vélo (n'est ce pas Diane ?), en avion (n'est-ce pas ma cousine Isabelle ?) ou en fourgon aménagé comme Xavier et Charlotte.

Marcel et les voyageurs

Il ne faut pas croire pour autant que ce sont les vacances pour tout le monde...l'école a repris ce lundi ! Il va falloir s'y tenir et j'imagine que ce sera dur certains jours. Mais je ne me fais pas de souci pour eux puisque, comme chacun sait: les voyages forment la jeunesse !

Marcel et les voyageurs

Une "presque" dernière photo de Florence by night où Marcel vient de se garer pour passer la nuit. Que de merveilles à découvrir !

Marcel et les voyageurs

Pratique une carte pour partager aux enfants le chemin parcouru et envisager la suite ! Bravo à vous, c'est super ce que vous faites ! Bon vent et à bientôt de vos nouvelles !😍

6 mars 2024

Aptitude à l'émerveillement

Comme vous pouvez le remarquer, Canalblog laisse encore à désirer. Plus rien n'est comme avant, on ne maîtrise plus grand chose. En attendant que je puisse publier des articles correctement, voici un texte de Kersauzon (que je fais mien) illustrant quelques jolies photos prises de ma chambre sous un rayon de soleil matinal...ce qui fut bien peu courant durant ces vacances ! Vous remarquerez le premier bouton de rose (Baby Romantica) se dressant sous ma fenêtre...

 

"C'est ma grande aptitude.

Comme on disait"apte au service militaire", je suis apte à l'émerveillement...

Je suis sans cesse en recherche de lieux, d'instants qui vont déclencher ma capacité d'enchantement.

C'est mon savoir-vivre.

Ma capacité jubilatoire peut naître sur un coup de vent, sur le ronflement particulier de la mer.

Certaines lumières m'enflamment. Alors je vibre.

Mais ça peut être aussi bien le chant d'une alouette.

Pour un guetteur de ma sorte, il peut y avoir beaucoup de moments pleins de perfection absolue.

J'ai l'oeil. Je me le suis fait." 

Olivier de Kersauzon.

 

 

5 mars 2024

La fabrique de la joie

La fabrique de la joie

Beaucoup supposent un peu facilement que le pèlerin a beaucoup de temps pour prier, lire et réfléchir. C’est faux. Marcher en terre inconnue, c’est une activité à plein temps. Un œil sur le balisage, un autre sur les nuages, le pèlerin a beaucoup en tête : le ravitaillement, l’eau, le gîte, l’itinéraire, et ce tiraillement derrière le genou qui inquiète un peu. Les soucis lui sont finalement presque aussi nombreux que dans la vie ordinaire ; pour prier, lire ou écrire, il lui faut conquérir du temps. Comme toujours. À moins qu’un miracle se produise.


Par bonheur, le miracle se produit souvent sur le chemin de Saint-Jacques. À la faveur de l’insouciance d’un petit matin, d’un itinéraire limpide ou d’une journée sans tracas, à la faveur de la solitude surtout, un espace s’ouvre et la prière jaillit. Un élan du cœur, un chant, un verset de psaume : des souvenirs prennent forme, les mots s’organisent, l’imaginaire se peuple, la Parole de Dieu surgit, quelqu’un est là. 

Le miracle se renouvelle : chaque jour qui passe, après les premiers émerveillements, le pèlerin retrouve un peu plus facilement la clé de la prière. Il la retrouvera bientôt malgré la fatigue, la faim ou la menace d’une averse. La fabrique de la joie est en marche.

J’aime à penser que la prière a deux visages : celui d’une activité à part entière, pour laquelle on réserve du temps, comme un labeur, mais aussi celui de cet espace qui s’est ouvert gratuitement au pèlerin que j’étais, ce cadeau, comme une rencontre fortuite, un regard croisé, un sourire, un tressaillement.

Frère Lionel Gentric

5 mars 2024

Nouvelles

Le site de Canalblog est en pleine restructuration depuis de nombreux jours, tout chamboulé et non encore abouti...bref, dur de s'y retrouver et de publier...patience.

26 février 2024

Chez les enfants

Quelques nouvelles des enfants. 

WhatsApp Image 2024-02-13 at 18 Avant de venir en vacances à Lannois, les petits de Clermont-Ferrand ont fêté Mardi Gras à l'école...

WhatsApp Image 2024-02-13 at 18 mais aussi à la crèche pour Malo.

WhatsApp Image 2024-02-14 at 16 Après Mardi gras...c'est carême ! Atelier fabrication d'un jardin de carême en pâte à sel. 

WhatsApp Image 2024-02-14 at 17 Le Mont du Golgotha est prêt. 

2bc14e40-f7fd-4160-b22c-f6b0c63508d2 Héloïse et ses enfants n'étaient pas seuls à Lannois puisque des amis les ont rejoints avec leurs 6 enfants. Temps pas terrible du tout mais cela ne les a pas empêchés de se balader chaque jour. 

d9dbd006-cb27-48c9-bac5-7609fea40e44 Jolie brochette !

00f197bb-a0c2-40b3-a43f-eb580c2c591b Ils n'ont pas l'air malheureux !

c49f3751-043c-44f3-9533-335b22d09e88 Joie pour Edith de fêter ses 5 ans avec ses amis. Et ça va recommencer quand nous serons là. 😀

9d99ca3f-210e-4339-849b-2d3d625a4940 Armand aussi a fêté son anniversaire (6 ans !) avec ses copains de classe avec presque 1 mois d'avance parce qu'il a quitté définitivement l'école (vacances) et qu'ensuite il sera sur les routes d'Europe !

WhatsApp Image 2024-02-15 at 18 Dernière soirée à Luzinay avant le départ en vacances.

f0074477-1fad-48de-b882-6e0baa8e1d30 WE à Pontarlier chez des amis en compagnie d'Aurélien et Lyne. Armand était très heureux de passer une nuit chez son parrain. 

WhatsApp Image 2024-02-17 at 10 Journée de ski avec Arthur venu rejoindre la p'tite famille à St Gervais où elle passe une semaine de vacances dans le chalet des parents de Charlotte. Quelle chance !

fac1fc1f-2dbc-4788-80f6-ba2cdb6f0089 Si petits et déjà sur des skis... 

 

25 février 2024

Méditation de carême

Laisser un espace en friche

Il y a deux façons de faire, dans un jardin.

Il y a ceux qui sont obsédés par les mauvaises herbes.
Ils passent leur temps à essayer de les éradiquer.
Au bout du compte, les meilleurs obtiennent un jardin impeccable – et ils en sont très fiers. Tout est au cordeau, sans une herbe sauvage.
Mais il n’y a pas une fleur : ils n’ont pas eu le temps de s’en occuper.

Et puis il y a ceux qui sont passionnés de fleurs. Ils passent leur vie à les soigner.
Au passage, ils arrachent une mauvaise herbe, bien sûr.
Mais ils n’en font pas une affaire : ce qui les intéresse, c’est de faire fleurir les massifs et de faire porter du fruit aux arbres du jardin.
Et au bout du compte, il y a tellement de fleurs qu’il n’y a plus de place pour les mauvaises herbes.

J’en ai assez de ces carêmes qui ne servent à rien. Tout y est négatif : on passe la première moitié du carême à détecter son défaut dominant (vous ne le savez pas encore, depuis le temps ?), et l’autre moitié à essayer de l’éradiquer.
Peine perdue : nous mourrons tous avec notre défaut dominant !
Les défauts ne diminuent pas avec l’âge, ils augmentent.
Heureusement, c’est la même chose pour les qualités.
À savoir, donc, si les qualités vont croître plus vite que les défauts, voilà la vraie question …
C’est une affaire de tactique et de regard.
« Il y a un temps pour arracher et un temps pour planter », dit Qohéleth (Qo 3,2 ), mais le plus important, c’est la récolte !
« C’est moi qui vous ai choisis et établis, dit Jésus, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. » (Jn 15,16).

Je voudrais donc vous proposer un carême dans les fleurs …
Oh, bien sûr, il y a un peu de nettoyage à faire ! Il faut le faire de bon cœur, et joyeusement.
Mais il faut surtout se rappeler que le but n’est pas d’avoir un jardin bien propre, mais un jardin bien fleuri !
On le voit à l’avance, on l’imagine, on en rêve.
Il faut se lancer dans le carême les yeux et le cœur fixés sur l’alléluia pascal : comment vais-je le chanter cette année ?

Jeûner, c’est tailler.
Pourquoi taille-t-on un rosier ?
Pour trois raisons : la taille stimule et ravigote ; elle domestique la plante et lui donne une jolie forme ; et enfin, elle lui garantit une bonne santé en lui redonnant de l’air et de la lumière.
Il faut y aller généreusement avec les plus forts, et tout doucement avec les plus fragiles.

Prier, c’est soigner, nourrir la terre, donner de l’engrais, mettre un tuteur à ce rosier encore fragile, accrocher à un fil la branche indisciplinée de ce rosier grimpant … Il faut y passer du temps.
Une heure le dimanche ne suffit pas : il faut aller au jardin dès qu’on a un moment.
Un peu tous les jours : le jardinier passionné voudrait y passer sa vie !

Mais surtout, surtout, il faut de la gratuité, de la générosité.
Ça, c’est l’aumône : on donne des fleurs et des fruits à tout le monde, largement, sans compter.
Chez ma mère, il y avait toujours un bouquet dans la chambre, même quand on ne venait que pour une nuit. Même en hiver.
Et s’il n’y a plus de fleur, il y a toujours un sourire à donner.

Au travail, donc !

Quelles sont les fleurs que je vais cultiver pendant ce carême ?
Quelles sont les qualités, les talents que Dieu m’a donnés et dont il attend de beaux fruits ?
Pour ce qui est de la taille, à chacun de voir : on a l’embarras du choix, dans ces vies trop encombrées.
La prière, l’aumône ?
La paroisse a un large choix de propositions pour ceux qui se demandent où et quoi.
Des déchets à porter au fumier ? Le prêtre est là et vous attend pour le sacrement de la réconciliation.
Quant au sourire, pas besoin de conseil : tout est permis, et même recommandé !

Père François Potez

 

 

24 février 2024

Naissance

424933229_2699838903506473_6763993601198291028_nAprès Sibylle, Elisabeth, Clotilde et Sophie, joie de vous annoncer la naissance de Martin chez Juliette (ma nièce) et Pierre ! Ce petit gars va être bien chouchouté par ses 4 grandes soeurs ! Grandes, c'est vite dit puisque l'aînée n'a que 5 ans...voilà une bien jolie bande ! 

24 février 2024

Belle histoire

 Joyeux anniversaire à toi,  Malo qui célèbre aujourd'hui ses 3 ans ! ❤️❤️❤️

Joyeux anniversaire aussi à mon filleul Aurélien ! ❤️❤️❤️

Sa famille lui dessine un sourire géant dans le ciel

Ray Stanton

@strichardshospice | Instagram

Anne-Laure Colin - publié le 17/02/24

L’hospice de Saint Richard à Worcester en Angleterre, a été le théâtre d’une touchante attention. Un pilote a dessiné dans le ciel de janvier un visage souriant devant les yeux émerveillés de Ray Stanton, 66 ans, atteint d’un cancer incurable et passionné d’aviation.

Un sourire dessiné dans le ciel ? Ce sourire est la prouesse d’un pilote de voltige aérienne, Rich Goodwin, rapporte la BBC. Il l’a exécutée en l’honneur de Ray Stanton, 66 ans, hospitalisé pour un cancer en l’hospice de Saint Richard à Worcester en Angleterre. « C’était un événement vraiment spécial pour tous ceux qui l’ont regardé ! », a déclaré avec émotion, l’épouse de Ray, Angela.

Un souvenir extraordinaire

Cette idée extraordinaire est née dans la tête d’Angela. Ray est un passionné d’aviation. Alors, avec la complicité du personnel de l’hospice, elle a décidé d’organiser cet événement que tout amateur d’avion rêverait. Quelle surprise pour Ray, lorsqu’il est amené dans la cour de l’hôpital Saint Richard ! Cet ancien ingénieur des transports a pu profiter, avec sa femme et ses deux enfants de ce spectacle unique.

Voir le sourire dans le ciel, puis regarder celui de Ray, c’était tout simplement fantastique

« Voir le sourire dans le ciel, puis regarder celui de Ray, c’était tout simplement fantastique », a témoigné avec émotion Angela Stanton. Nul doute que ce souvenir restera gravé dans la mémoire de tous ceux qui ont pu assister à la “création” de ce sourire colossal peint dans le ciel bleu anglais.

 


Carpe Diem
Newsletter
Visiteurs
Depuis la création 258 212