
Le 1° mai
La fête du muguet coïncide avec la fête de St Gwénolé. Nous allons donc à sa chapelle pour le pardon. Les jeunes, dont Mark, se sont mis en costumes pour la circonstance. Les chants de la messe sont en bretons, comme à l’abbaye du même nom ou au Folgoat. Les messes en breton font de la résistance. A Brest, pour le printemps des sonneurs, ce sont 280 d’entre eux et 90 danseurs qui font la parade dans le centre-ville et le triomphe au port de commerce. L’orchestre brestois Mattheus a fait un tabac à L’Olympia de Paris avec « La folle nuit des Mattheus » avec 7h de musique non-stop : Un triomphe…de la convivialité !
Le 2
Temps gris, ensoleillé par un coup fil de Soizig, qui se demande si elle doit se remettre au tricot en vue de la prochaine naissance. Pour la couleur, fille ou garçon ???....Donc, ce sera du jaune poussin, en attendant d’en savoir plus.
Le 3
Michel se fait opérer de sa paupière vers midi. Donc départ à 9h pour être à « Clermont-Tonnerre » pour 10h. Ne sachant pas si nous serons autorisés à pénétrer dans l’enceinte de l’hôpital, je préfère voir large pour les horaires, car se garer dans ce secteur du centre Brest est un parcours de combattants…Oui, j’ai eu la permission d’entrer ; Ouf !... A 15h30 coup de fil de Michel ; il est autorisé à sortir. Je me munis de mon laissez-passer pour entrer dans l’enceinte de l’hôpital et reprends la route pour Brest. Au carrefour précédant l’entrée, j’aperçois au dernier moment, Michel qui me fait signe avec son dossier : je n’ai eu qu’à stopper et embarquer mon patient tout guilleret et bien soulagé d’avoir passé l’épreuve. Il va devoir arborer une paire de lunettes de soleil pendant quelques jours à cause d’un beau cocard : le chirurgien lui ayant dit de ne pas arrêter ses médicaments. Nous avons été agréablement surpris par l’accueil et le suivi des patients.
Le 4
Un ciel entièrement bleu nous accueille ce matin. Michel , coiffé de sa casquette irlandaise, habillé d’un pantalon de velours et de sa veste en tissu écossais, chaussé de ses lunettes de soleil, bref, une allure très anglo-saxonne, a voulu aller faire ses courses comme à son habitude et avec enthousiasme. Le jardin n’est pas en reste de gaieté : les iris sont en fleurs ainsi que les cerisiers, les myosotis... Hélas, nous ne voyons pas beaucoup d’abeilles ni bourdons !...la future récolte est donc incertaine.
Le 5
Ascension par un soleil radieux qui fait du bien. Les ruchers ont souffert cet hiver : deux de nos amis ont perdu une ruche, par la disparition des abeilles ?...Pour pallier à la chute de la production, bien qu’elle soit en hausse cette année depuis une décennie de baisse, un ami essaie de faire adopter une ruche dans leur propriété par ses connaissances. Seule la « bambinerie » voisine est un obstacle à la venue d’une ruche dans notre jardin. Couvrir le territoire est une nécessité pour augmenter et sauver le cheftel.
Le 6
Coup de fil à Jean, un choriste de garde au Presbytère, (nous avons tous plusieurs casquettes) au sujet des arômes apportés par la famille du mariage en soirée. J’ai demandé de l’aide de Lulu, pour leur mise en décoration en début d’après-midi. Il faut être très réactif actuellement en matière florale et ce sera pire avec l’été qui vient. Bernadette, une amie du groupe de prière, qui était devant moi à la messe hier, jour de l’Ascension, m’a proposé de venir suivre un stage en cette matière au centre de Creac’h Balbé proposée par le diocèse. J’ai décliné l’invitation, ayant déjà fait une formation, en lui précisant que l’ikebana ne convient guère à la grandeur de notre édifice. Mais je suis ravie qu’elle le fasse.
Le 7
Dernière répétition de chorale avant le concert de demain. Je profite du beau temps pour aller à la médiathèque à pied, et là je tombe sur Marie-Ange que je n’avais pas vue depuis des lustres : « je voulais justement te voir ; as-tu trouvé les fleurs ? » Comme je suppose qu’elle parle du mariage de Vendredi, je m’empresse de la remercier en lui demandant si la cérémonie s’est bien déroulée. « Je n’en sais rien »… Je reste perplexe, attendant une explication. « C’est Yvette ta voisine qui m’a dit que tu serais surement contente d’avoir des fleurs et j’en ai plein mon jardin. » Puis elle commence à s’excuser de ne plus guère mettre les pieds à l’église… Je la console en lui disant qu’elle va prendre la place de l’antiquaire pourvoyeuse de fleurs les années passées. « Ah , oui Murielle, je la connais…. » Je me dis que les voies du Seigneur sont bien buissonnières, mais qu’Il veuille à tout pour que nous puissions remplir notre office et que si beaucoup ne participent plus aux offices, ils restent attachés à la foi de leur enfance.
Le 8
Jour de confirmation devant une assemblée réduite, pour cause de Pardon de St Adrien. Celui-ci débute toujours à l’extérieur par une présentation très érudite de Marie-Thérère, l’historienne du village qui trouve toujours des nouveautés à dire chaque année : Ainsi nous apprenons que cette tradition qui remonte à 1549 du temps de Maitre Henry Du Chastel, recteur de Plougastel et de Jean Kergoz, dit « Monot » gouverneur de l’édifice religieux. Maitre et gouverneur ; voilà deux titres que j’ignorais. Mais où sont donc partis les paroissiens :?? Au«Tro Plougastell » qui a rassemblée 1043 coureurs ; à la présentation de danse celtique à l’ Avel-Vor, ou partis sous d’autres cieux plus familiaux ???
Le 9
Hier après-midi : concert assez peu suivi aussi, mais convivial. Rose-Marie, notre choriste, parisienne en semaine, était aux anges. Elle a tout photographié, et enregistré. Pol-Aurélien, qui n’était pas embarqué, est venu renforcer les basses, pour notre plus grand plaisir. Les jeunes musiciens étaient contents et nous de même. Il y a tellement de propositions de distractions, que les gens sont obligés de se disperser…
Le 10
Jardinage : il y a toujours quelque chose à faire au jardin J’ai balayé les aiguilles de pins, arraché quelques herbes folles, qui ont bien profité du compost. Un peu de ménage, de lecture, visite éclair de Joëlle,…Il est temps d’aller chercher Monique pour aller à la messe à l’Arche Les journée passent aussi vite en retraite que lorsque nous travaillions, mais elles sont plus calmes.